
A la découverte du fléau Compréhensions en constellationsJuste un peu...La sortie ?Le corps saitHistoires qui (r)éveillent... * La tradition des plantes sacrées* L'âme des plantes* Star Wars* Des brèches dans le mur* Choisir Plus d'infos sur les brèchesConseils Message aux jeunes OUF !!!Issue de secours ?
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur . Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite . C’est notre propre lumière et non pas notre propre obscurité qui nous effraie le plus . Nous nous posons la question : « Qui suis-je , moi , pour être brillant , radieux , talentueux et merveilleux ? » En fait , qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu . Vous restreindre , vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres . Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous . Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous , et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière , nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même En nous libérant de notre propre peur , notre présence libère automatiquement les autres . Marianne Williamson Texte lu par Nelson Mandela ,lors de son intronisation à la présidence de la République d’Afrique du Sud , 1994 Quelle est cette société qui accepte de voir se perdre ses enfants ? Quels moutons sommes-nous en train de fabriquer ? Où sont les lions que nous voulions amener vers un destin flamboyant, vers une liberté plus importante que la nôtre, comme nos ancêtres l’ont souhaité et fait pour nous ? Notre passivité, notre lâcheté les entraînent à leur perte ! Quelle société, quelle terre leur laissons nous ? Quelles sont les valeurs qui vont structurer leurs actes, leur futur ? Celles imposées par des émissions de reality-show où la délation, la critique, l’exclusion, le jugement sont les bases pour s’en sortir, pour gagner facilement beaucoup d’argent et la gloire éphémère, mais à quel prix ? Mais jusqu’où allons nous aller ??? Jusqu'à quand allons-nous accepter tout cela sans réagir ? Pendant ce temps, l’un des pires fléaux de notre époque n’attend pas, il agit, se propage, détruit… Son nom : la drogue ! La révolte me saisit toujours sur ce sujet, l’un de ceux qui me font le plus toucher mon sentiment d’impuissance.
A la découverte du fléau…
Ma maison a toujours été ouverte et des soirées grillades me permettaient d’être en contact avec les amis de mon fils aîné. Il avait 17/18 ans à ce moment là. J’avais la chance de pouvoir dialoguer avec eux et ils s’exprimaient très librement devant moi. J’étais surprise de la légèreté avec laquelle ils considéraient l’alcool et le fait de fumer du cannabis, du shit. Ma naïveté et mes craintes par rapport à la drogue les faisaient rire. Ils banalisaient tout cela. Il est vrai que je n’avais aucune compétence ou connaissance sur le sujet pour m’exprimer. « Mais tout le monde fait ça ! Ce n’est pas un petit pétard de temps en temps qui peut nuire, au contraire ça détend !… ». me disaient-ils. Mon fils aîné, Kévin, suivait ses études dans un lycée agricole car il voulait s’orienter vers la biologie. J’ai découvert avec joie qu’il s’intéressait à la nature, aux plantes. Très heureuse qu’enfin mes tentatives portent leurs fruits, je l’ai vu se passionner pour 6 petits pots noirs qu’il entretenait avec beaucoup de soins. J’ai toujours voulu sensibiliser mes enfants à la nature, au jardin potager, aux plantes médicinales… Je n’ai pas posé de questions sur les graines, j’ai sincèrement cru à une expérience où il recherchait les meilleures conditions de pousse. Il faisait différents essais, de lieux, d’ensoleillement, de fréquences d’arrosage…Les pousses ont commencé à émerger, de multiples feuilles découpées que je ne connaissais pas. J’ai enfin demandé de quoi il s’agissait ne reconnaissant pas cette plante. Très naturellement il m’a répondu que c’était des plans de cannabis, ils étaient plusieurs copains à faire pousser des graines qu’ils avaient achetées et faisait un concours pour voir lequel d’entre eux aurait les plus beaux résultats…. Pour votre info, et il faudra m’expliquer : il est tout à fait légal d’acheter des graines, et par Internet rien de plus simple, mais illégal de les faire pousser !!! J’ai trouvé cette plante très jolie et je ne voyais pas de mal à en observer la pousse. Curieuse de nature, je souhaitais également en voir la floraison, j’ai donc autorisé le repiquage des plants dans le jardin. Dans la même période, j’ai pu observer des transformations chez Kévin, il n’était plus le même, enfin quelque chose de vague, qui me mettait mal à l’aise sans que je puisse formuler clairement ce qui changeait. Je n’avais pas idée de ce qui pouvait générer cela. Je l’ai d’abord mis sur le compte des inévitables perturbations qu’entraînent un divorce, le mal être de l’adolescence…Mais j’ai senti qu’il y avait autre chose. C’était dans les yeux, il y avait quelque chose que je ne connaissais pas. Le comportement aussi changeait « Tous des cons ! Je veux arrêter l’école, ça sert à rien !… ». Bref les classiques de l’adolescence (enfin je le supposais…), mais vraiment c’était dans les yeux, comme un filtre, comme quelque chose qui mettait une barrière, je ne voyais plus cette lumière qui brillait, ce pétillement de malice toujours prêt à rire, quelque chose s’était éteint. Son caractère avait changé, il n’avait plus la même légèreté, beaucoup de négatif. Je culpabilisais, me sentant responsable de ce que nous avions à vivre, des difficultés rencontrées. J’avais choisi de divorcer 2 ans auparavant, et la même année quitté mon emploi stable et sécurisant pour embrasser cette nouvelle voie que je pratique depuis. J’avais le sentiment d’avoir entraîné mes fils dans une aventure trop difficile pour moi, et pour eux par ricochet. Je m’en voulais terriblement. Nous avons toujours eu un dialogue ouvert et franc, je lui ai décrit tous les changements que je percevais, tant physiques que dans le comportement. Et j’ai enfin posé la question qui avait fini par m’obséder : « Tu prends de la drogue ? » - Mais non ! j’ai juste fumé du shit ! - Mais c’est quoi exactement le shit ? C’est pas de la drogue ? - Mais non, c’est juste du cannabis, une plante !. - la plante que tu fais pousser ? - Oui, mais j’ai pas pris de mes plantes, elles sont pas assez grandes. - Mais tu te rends compte des changements que cela génère sur toi ? - Mais non, tu te fais peur toute seule, tout le monde fume, ça détend, ça fait du bien ! J’étais sans arguments, je me sentais bête. Peut-être m’inquiétais-je pour rien ? Il me fallait évoluer avec mon temps. Ces belles plantes qui poussaient dans mon jardin semblaient bien inoffensives, et puis cela allait lui passer, c’était certainement l’expression de son mal-être, enfin toutes les bonnes excuses que l’on se trouve lorsque l’on sent l’angoisse et la culpabilité nous saisir à la gorge… Une chance, le soir même, il y avait une émission sur la drogue sur M6. Toutes les transformations de comportement générées par la consommation de drogues dites douces étaient décrites dans les reportages. Nous avions regardé ensembles cette émission. J’étais sidérée : tous les symptômes que j’avais identifiés sur mon fils étaient décrits comme conséquences de la consommation de cannabis. Moi qui ne connaissais absolument rien au sujet, je lui avais décrit exactement tout les changements que génère cette consommation, et qu’il manifestait… Kévin a vraiment été interpellé par cette coïncidence mais également par le fait de l’interdiction de cultiver ces plantes et les risques encourus : une grosse amende que j’aurais été incapable de payer. J’ai immédiatement demandé le « déménagement » des plantes. Nous en avons conservé une, dissimulée au milieu d’un massif, pour finir notre observation. Je n’ai pas eu le temps d’en voir la floraison, un matin elle avait disparue : un « connaisseur » qui avait l’œil, très certainement…. Après cette conversation, Kévin a immédiatement et volontairement cessé toute consommation et j’ai retrouvé la lumière dans ses yeux au bout de quelques semaines. J’ai mesuré l’importance de la communication et de la confiance mutuelle que nous avions instaurées avant cela. Je suis intimement persuadée que si cette relation, cette confiance, cette communication n’avaient pas été, il aurait lui aussi été « happé » par le système. Puis nous avons déménagé de la région Bordelaise vers le Pays Basque, laissant sur place Mimi, l’une de mes meilleures amies. Nos fils Kévin et Florient. se côtoyaient depuis la maternelle, puis elle a été la nounou de mon 2ème fils, sa deuxième maman. Nous étions et sommes toujours très proches. Son benjamin, Florient avait du mal à trouver sa voie, quelques problèmes de discipline à l’école. Son père, policier de son état, est un homme bon et généreux, mais sans autorité. Un papa copain, blagueur, attitude qui lui permettait d’oublier les horreurs rencontrées dans l’exercice de sa profession et les angoisses que cela générait chez lui, pour ses propres enfants. Après mon départ, nous avions continué à nous voir tous les mois car je loge chez eux lorsque j’anime des ateliers sur Bordeaux, et nous nous téléphonions toutes les semaines. Malgré cela, notre éloignement a été difficile, nous avions l’habitude de partager amitié et loisirs au quotidien. Je la sentais en dépression, je lui avais conseillé de voir un ami médecin acupuncteur. Elle n’avait suivi aucun de mes conseils. Je la sentais de plus en plus mal depuis plusieurs mois sans obtenir autre chose que « c’est parfois difficile maintenant qu’on se voit moins, j’ai plus personne avec qui partager comme quand tu étais là, c’est pas pareil par téléphone. Florient a des difficultés à l’école, je m’inquiète et ne sais pas quoi faire » A chaque visite, je constatais des changements dans les comportements de Florient, quelque chose n’allait pas. Ses résultats scolaires n’étaient pas bons, il avait une attitude très déplaisante, agressive, arrogante, et en même temps je ne pouvais m’empêcher de toujours voir en lui ce gamin que j’avais connu petit. Je me disais également que cela ne me regardait pas. Nous ne parlions jamais de son attitude car je sentais que Mimi était en fragilité sur ce sujet. Je me sentais très mal à l’aise. Si cela avait été mon fils, je pense que je l’aurais très mal vécu également… Je m’en suis ouverte un jour à mon fils, Kévin : « il y a quelque chose qui ne va vraiment pas avec Florient., je me demande s’il ne se drogue pas… » Mon fils gêné me dit « T’en parles surtout pas à Mimi, elle en serait malade mais il fume du shit et depuis longtemps maintenant c’est plusieurs pétards tous les jours » Lourd secret. Confirmation de mes ressentis. Impuissance totale. Peur de perdre l’amitié de Mimi, de la blesser… Je ne savais pas comment aborder ce délicat sujet. Je ne voulais pas mettre mon fils en porte-à-faux, trahir sa confiance, mais pouvais-je rester sans rien dire à ma meilleure amie ? J’ai longuement réfléchi que s’il s’agissait de mon fils, j’aurais de la reconnaissance si l’on me montrait ce que je ne voyais pas. J’ai décidé de lui parler. J’ai abordé le sujet au téléphone, très abruptement, je ne savais pas si j’allais réussir à maîtriser mon émotion, je la sentais très mal à l’autre bout du fil « Mimi, faut qu’on parle ! Je viens d’apprendre par Kévin que Florient se drogue » Silence total…Puis sanglots. « Je sais ! Nous avons été convoqués au lycée il y a plus d’un mois de cela, il était complètement shooté lorsqu’il venait en cours, ils menacent de le renvoyer » « Tu m’as rien dit depuis 1 mois ? » « j’y arrivais pas ! J’avais honte, je me sentais tellement perdue » « Et ton mari, il en dit quoi ? » « Je sais pas ! Nous n’en parlons pas. Il a eu une discussion avec Florient, je ne sais pas ce qu’il lui a dit ! Mais Florient a promis d’arrêter depuis qu’on est allé voir le directeur de l’école, tout va s’arranger !» « Je suis chez toi demain soir, on en parle toutes les 2 » Je raconte la discussion à mon fils qui me dit « Je te garantis qu’il n’a rien arrêté du tout. C’est ce qu’il raconte à ses parents pour les tranquilliser. Il peut plus s’arrêter, c’est plus fort que lui, il me l’a dit !» Le lendemain, Mimi et moi avons parlé, pleuré ensemble. Je voyais son désespoir, je partageais son impuissance et sa souffrance.. « Tu as parlé avec Florient. ? » « Non ! je peux pas, je sais pas comment faire ! » « Pourquoi tu ne m’as rien dit avant ? » « Honte !!!! j’avais trop honte, je ne comprends pas ce qu’on a fait ou pas fait pour qu’il en arrive là ! » « Mais l’argent ? Il faut bien qu’il ait de l’argent pour acheter çà ! » « Il a reçu de l’argent à Noël, pour son anniversaire et on lui donne de l’argent de poche, il a utilisé tout cela, mais maintenant je pense qu’il a compris » « je ne crois pas ! Il fume toujours, j’ai eu confirmation par Kévin, il n’arrive pas à arrêter tout seul.» Nous avons beaucoup pleuré ce soir là, ça n’apporte pas de solution mais ça soulage ! Lorsqu’un enfant est en danger, toutes les mères sont concernées. Je me sentais tellement impuissante, je ne savais pas comment aider mon amie, je ne voyais aucun moyen pour lui apporter un soulagement. « Viens demain à l’atelier en groupe, cela te fera du bien, on regardera si on peut trouver une solution ». J’ai passé la nuit dans mon impuissance, à pester contre mon manque de savoir. Pouvoir accompagner tant de personnes à traverser des souffrances et être incapable d’aider ceux que j’aime, qui me sont les plus proches… Le lendemain, un groupe d’une douzaine de personnes. H., l’ami médecin que j’avais conseillé à MF quelques mois auparavant, participe à la journée, j’ignorais qu’il serait présent, et cela m’a mis du baume au cœur, j’y ai vu un signe encourageant. Je propose à Mimi de venir s’asseoir à côté de moi pour effectuer un travail. Elle accepte. L’angoisse me tient le ventre. Je m’en remet au « field of wisdom », ce « champ de sagesse » énergétique qui dirige le travail de constellation. J’oublie mon amie, je suis centrée pour être présente. Personne, à part moi, ne connaît le sujet qui la préoccupe. Je ne l’interroge pas, lui demandant juste de prendre quelqu’un qui va la représenter. La femme choisie ressent et exprime immédiatement les sentiments et émotions que traverse Mimi. La représentante est en larme. Elle exprime angoisse, impuissance tout comme Mimi. Je reste centrée sur le travail. Grâce à ces informations, je sais que je suis autorisée à travailler, alors j’oublie tout et me concentre sur la solution. Il me faut trouver des ressources : la femme avoue un sentiment d’impuissance, de honte, de danger, des peurs terribles qui la prennent au ventre… je dois trouver des ressources ! Je fais lever le médecin, personne ne sait qui il est, et le positionne face à la représentante de Mimi. Immédiatement la femme ressent un soulagement que nous percevons tous, une vraie respiration. « J’ai le sentiment qu’il peut m’aider, je me sens plus solide, moins seule, comme si je pouvais affronter » exprime-t-elle spontanément. Me tournant vers mon amie : « tu vois Mimi, il y a une porte dans la forteresse, il y a un espoir, quelque chose peut changer, viens prendre ta place dans la constellation ! » Elle prend la place de sa représentante, face au médecin. Elle regarde le sol, honteuse, gênée. Je durcis le ton, avec autorité, je sais que le moment est important, il ne faut pas échouer, c’est maintenant ! J’ordonne « Regarde le ! » « Je peux pas ! » « Regarde le en face ! » Enfin elle lève la tête. « Dis lui : H., j’ai besoin d’aide ! » Je crois que si elle avait eu la possibilité d’avoir une extinction de voix instantanée, elle aurait saisi cette opportunité… Je répète durement « H. ! J’ai besoin d’aide ! » martelant mes mots. J’entends un marmonnement .. « On n’a rien compris ! Plus fort ! » Je ne sais pas où je trouve la force pour lui imposer cette épreuve. Mon cœur n’est que douleur pour ce que je fais vivre à mon amie. Je sens que je suis dans le juste, au service de l’énergie qui me guide mais c’est si douloureux ! Enfin, après une respiration, remplie de colère et de défi, elle plante son regard dans celui d’H. et lui dit enfin : « H. ! J’ai besoin d’aide s’il te plaît » Il lui répond avec un amour total « Je suis là ». La force tranquille qu’il dégage, apporte immédiatement confiance et apaise Mimi. Elle pleure. Soulagement dans tout le groupe, nous respirons à nouveau. Elle l’a dit ! Je sais que je n’ai pas encore fini, et que le plus dur reste à venir. « Dis lui pourquoi tu as besoin d’aide » Elle sanglote. J’ai mal pour elle, je ne peux pas faire autrement, il faut aller au bout. Toujours aussi dure je la bouscule martelant un « Dis lui POURQUOI tu as besoin d’aide !!! » Incapable de réfléchir, de s’échapper, acculée dans tous ses retranchements face au groupe, piquée au vif par mon ton autoritaire, toujours dans le défi, dans une colère attisée par mes propos, mon attitude, les yeux plantés dans ceux d’H. elle prononce enfin les mots qu’elle a refusé de dire, ceux qui vont tout mettre en Lumière, ceux qui libèrent... « Mon fils se drogue ! » Ce que nous avons ressenti à ce moment là est indescriptible. Une douceur s’est mise à circuler, un soulagement total, une paix. J’admire son courage. « Tout a été vu et entendu, cela ne peut plus faire son œuvre dans l’ombre et la solitude. H., dis lui quel est ton métier » « Je suis médecin et je peux t’aider » « Peux tu aider aussi mon fils ? » « Lorsqu’il sera prêt : oui ! Mais toi d’abord !» Je tremble, les larmes montent, je décompresse. Je prends Mimi par le cou et l’a présente à chacun des participants. Ils sont tous en larmes, avec tant de bienveillance dans le regard, ce regard de « l’autre » qui terrorisait Mimi, qui avait si peur d’y lire le jugement de « mauvaise mère » à son encontre. « Je te présente Mimi, femme digne et courageuse : son fils se drogue » Chacun lui dit, à ma demande, en la regardant dans les yeux, avec la sincérité et l’élan du cœur que donne le pas qui suit un sentiment d’impuissance fort : « Tu es une belle femme Mimi, j’ai vu et entendu ta peine » L’émotion est forte, chacun la prend dans ses bras, la serre, dans une tendresse totale. Elle se remplit, se redresse, elle ressent qu’il n’y a pas le moindre jugement, elle se sent digne, sortant enfin de la culpabilité. Plusieurs ont éclaté en sanglots en la prenant dans leurs bras « Merci pour ce que tu nous as montrés, moi aussi mon fils se drogue et je n’ai pas su, pas pu demander de l’aide, j’avais tellement honte, c’est si difficile à vivre, à reconnaître, tu viens de me montrer que je peux l’aider et comment» J’ai réalisé à quel point pour des parents, le sujet est tabou, honteux, générant culpabilités, solitude et souffrances. Mimi retrouve son sourire et nous comprenons tous que nous venons de traverser ensembles quelque chose d’important. Nous venons de faire le 1er pas. Tout n’est pas résolu mais nous avons senti qu’il y avait des solutions, même si elles n’étaient pas évidentes au départ. J’ai moi aussi retrouvé l’espoir. Mon cœur est rempli de gratitude, pas un cheveu de ma tête ne pensait que nous trouverions une voie vers cette libération. Le lendemain, Mimi me téléphone et me dit « J’ai une nouvelle force en moi, je sens que je vais enfin pouvoir parler avec Florient.. Je me sens remplie du regard et de tout ce que le groupe m’a donnée hier, je n’ai plus peur, je ne me sens plus coupable, je dois juste l’aider mais surtout on va parler ! » Il y a une vraie détermination dans sa voix, une force nouvelle. J’ai confiance. Je pleure de soulagement. Elle est allée voir le docteur H, ce médecin hors normes, comme elle s’y était engagée. Elle est remontée très rapidement dans son énergie. Elle a ensuite pu parler avec Florient, regarder le problème en face et lui expliquer ce qu’elle avait vécu dans le groupe. Elle lui a dit combien elle était désolée de n’avoir pas voulu voir le problème par peur, impuissance et culpabilité mais qu’aujourd’hui il pouvait compter sur elle, et que s’il voulait s’en sortir, elle avait la force de faire ce chemin avec lui. Florient a beaucoup pleuré. C’est une famille où il y a beaucoup d’amour et des liens forts. Il lui a dit qu’il se sentait prisonnier, qu’il n’arrivait plus à se passer de cette drogue car cela lui enlevait les angoisses dont il ne connaissait pas l’origine et qu’il avait tellement honte vis à vis d’eux, ses parents et surtout que le sentiment de les trahir le torturait en permanence. Elle lui a proposé mon aide. Il m’a appelée. L’atelier du mois suivant nous avons travaillé pour lui, avec lui. Il n’avait jamais effectué le moindre travail, encore moins en groupe. Il a eu un courage formidable. 3 semaines plus tard… Compréhensions : |
Mouton ou Lion ? | |
Que choisis tu ?
La prise de drogue qui appartient aux forces de l’Ombre mettent en évidence les blessures et fragilités, donnant ainsi à chacun la possibilité de les transformer, de les dépasser afin de bouger sa vie, de tenter des changements pour que s’arrête la souffrance.
Si l’on n’entend pas les messages, la destruction peut aller jusqu’au bout, comme les vers à soie qui meurent tout gris de n’avoir pas voulu entendre les messages pour se mettre en œuvre.
Bien entendu, il ne faut ni négliger, ni minimiser, l’action chimique des drogues sur le cerveau - certains dégâts peuvent être irréversibles – on constate un nombre croissant de schizophrénie chez ceux qui consomment. Il n’est parfois plus possible d’intervenir avec des méthodes thérapeutiques « simples », car cela peut relever du domaine psychiatrique.
Lorsque je les ai sensibilisé à tous ces aspects liés à la consommation de drogue grâce à toutes ces « histoires », je leur demande quel est leur choix. Très peu de jeunes refusent l’engagement clair que je leur ai proposé, ils veulent vraiment travailler sur leurs brèches car ils ont compris comment et pourquoi ils en sont arrivés là.
Je fais ma part de travail dans ma compétence et leur demande également d’aller voir un médecin spécifique, spécialisé dans l’approche de la drogue, qui va effectuer, par acupuncture, un nettoyage du corps et relancer les énergies de vie de la personne. Il ne faut absolument pas négliger l’aspect chimique, les habitudes que le corps et le cerveau ont engrangé, tout n’est pas que psychologique…Un psychiatre peut également être nécessaire si la personne est allée trop loin.
Ceux qui ont choisis de transformer leur vie mettent alors beaucoup en œuvre avec une détermination et un courage qui forcent l’admiration de tout leur entourage. Ils commencent à exister et à y prendre goût !
Après ce qu’ils ont traversé,
ces « lions » ne redeviendront jamais des moutons,
ils connaissent le prix de la transformation, ils l’ont payé !
J’ai pu constater, au fil des années, que chez la majorité des personnes qui se droguent, il y a le manque de l’énergie du père et une blessure qui prédomine : le sentiment de rejet.
Cette énergie forte et masculine qu’ils n’ont pas pu prendre chez le père, ils vont la chercher dans quelque chose de fort : la drogue !
Pourquoi n’ont il pas pu prendre ce qui venait du père ?
ü Parce que le père n’a pas pu ou pas su se positionner en tant que père ( absent, disparu, immature, souffrant lui-même de dépendances, se détruisant…).
ü Parce que le jeune refuse de prendre ce qui vient de lui, ne le reconnaît pas, ne le respecte pas – c’est souvent une des conséquences dramatiques des divorces qui se passent mal (irrespect de la femme à l’égard de son ex-mari, attitude de l’homme qui a trouvé une nouvelle compagne et qui rejette son ancienne vie…) il y a tant de possibles…
Je ne suis absolument pas en train de dire que TOUS les enfants qui n’ont pas « reçu » de leur père finissent dans la drogue !
Certains ont réussi à ne pas y entrer, car ils ont pu prendre, symboliquement, cette énergie ailleurs, si la mère respecte l’Homme. En effet, un éducateur, un professeur, un oncle, un nouveau compagnon, des amis… peuvent montrer à l’enfant ce qu’est une énergie d’Homme et leur permettre de s’en inspirer, de venir puiser à cette autre source.
Une ressource aussi inattendue que l’Océan peut également symboliquement nourrir l’enfant de cette énergie là : cette force puissante impose, à ceux qui veulent s’y confronter des règles, des lois qui, si elles ne sont pas respectées, mettent en danger et peuvent générer une rude « correction » pour remettre sur le droit chemin (l’un des rôles du père)…
A moment donné, l’enfant a pu avoir un sentiment de rejet fort : il s’est senti rejeté par les autres, sa famille, à l’école…ce qui ne correspond pas forcément à la réalité, mais qui est devenu SA réalité.
La drogue amplifie et encourage ce sentiment sur lequel elle fait son nid et isole sa proie.
En effet, pour perdurer, ce système pervers nécessite que la personne en souffrance s’isole encore plus et soit renforcée dans son sentiment de « victime ». Pour cela ses actes vont faire en sorte de générer, provoquer une forme de rejet, et mettre en réaction tous ceux qui pourraient lui manifester de l’amour. C’est une forme d’auto-sabotage organisé, efficace, mais inconscient.
La personne va petit à petit perdre ses amis « sains », rechercher et se retrouver totalement isolée ou intégrer un groupe aux mêmes problématiques.
Le mensonge devient courant, l’agressivité, l’arrogance, le déni complet des problèmes « tu dramatises tout, mais je ne fume quasiment plus ou pas… », la culpabilisation, parfois le vol sont également au rendez-vous.
Il y a également le côté « charme », la manipulation : lorsque l’on a le sentiment d’avoir eu une conversation à cœur ouvert dans laquelle l’enfant fait tout pour « sécuriser », donnant toutes les promesses possibles (il peut être vraiment sincère dans l’instant) dont aucune ne sera tenue. Au début, les parents veulent y croire, mais la réalité les rattrape vite.
La particularité des forces de l’ombre est de maintenir dans l’inaction. Il y a des projets, des paroles, beaucoup de « grandes idées » mais pas de passages à l’acte, du blabla…rien ne se concrétise ou, s’il y a ébauche du projet, abandon rapide. L’absentéisme et l’échec scolaire…
Il est essentiel de comprendre que les forces de l’ombre veulent isoler leur proie.
Les actes des personnes sous dépendances entraînent des réactions totalement incompréhensibles pour les proches. Votre enfant n’est plus celui que vous avez connu, il n’est plus totalement lui-même, il est sous l’emprise d’une force plus forte que lui. Soyez conscient de cela, n’entrez pas dans la provocation.
Le sentiment d’impuissance totale à aider votre enfant, l’exaspération face aux mensonges, aux promesses non tenues, au sentiment d’être manipulé, emmènent vers la colère, le désespoir et c’est l’un des aspects les plus difficiles pour lesquels les parents doivent être aidés afin de trouver les ressources pour traverser cette épreuve et ne pas entrer dans le système proposé par le jeune qui peut conduire au rejet total, but implicite de la drogue.
La difficulté est de rester ferme mais ouvert afin de ne pas entrer dans l’escalade proposée. Cela demande tant d’énergie et de courage et parfois de contradictions que l’on peut s’y perdre !
Lorsque le jeune doit assumer les conséquences de ce qu’il a mis en place, de ses actes, il vit cela comme une injustice. Il se sent incompris, pas responsable. Il se donne ainsi la confirmation qu’il est toujours rejeté par les « autres » renforçant ainsi sa croyance et son positionnement de victime : des parents, de la société, de l’école… « Tous des cons qui ne peuvent pas me comprendre !… ».
Seuls, ses « potes », qui fument comme lui le comprennent. Il se sent intégré et compris dans ce groupe où le point commun est d’avoir le même type de blessures, ce qui entretient l’addiction… D’où la difficulté de se libérer de la drogue car cela signifie avoir le courage de prendre du recul par rapport au groupe, de s’exclure volontairement….
Ces comportements sont très difficiles à vivre pour les parents qui sont démunis. Les familles monoparentales sont très touchées par ce fléau. J’ai rencontré des femmes qui finissaient par avoir peur de leur enfant qui les menaçaient si elles les poussaient à simplement se lever pour aller à l’école ou chercher du travail, ou pour qu’elles leur procurent de l’argent.
Si l’autorité n’a pas été mise en place dans le jeune âge, désolée, mais il n’y a pas grand chose à faire, à part faire intervenir quelqu’un d’extérieur qui tentera de recadrer la situation.
C’est ce que je trouve de plus difficile lorsque j’aide un jeune. Je dois me positionner d’entrée dans l’autorité, ne faisant aucune concession, mettant un cadre contraignant et demandant un véritable engagement. Je remplace à ce moment-là le père et la mère !!
D’où l’importance de jouer un vrai rôle de « père et/ou de mère » dès l’enfance. A l’adolescence, c’est trop tard les règles ne seront plus acceptées. L’éducation c’est tout petit que cela commence !
ü Soyez attentif à tout changement dans le comportement de votre enfant. Intéressez-vous à ses copains, ses activités.
ü Ne banalisez pas la situation , n’en faites pas non plus une catastrophe nationale.
ü Ne faites pas l’autruche : j’entends régulièrement -« Mon fils ne se drogue pas, il fume juste quelques joints » Un joint de shit, d’herbe ou autre : c’est de la drogue !
ü Malgré vos sentiments de culpabilités ou vos peurs, acceptez d’ouvrir les yeux, de regarder une certaine réalité et réagissez le plus tôt possible. Abordez le sujet dans la franchise sans vous emporter, tentez de créer le dialogue, d’entendre le mal-être, sans le juger, posez des questions.
ü Renseignez vous sur la drogue, afin d’argumenter solidement sur des bases scientifiques ou autres, pour ouvrir un espace où, dans un dialogue constructif, vous ne jugerez pas le comportement mais ferez le constat des changements que vous avez observé - vous pouvez vous appuyer sur les histoires ci-dessus pour sensibiliser votre enfant à un autre regard sur la drogue.
ü Faites vous aider. Montrez lui la voie du changement, de la remise en question, du mieux-être. Puis proposez, grâce aux résultats concrets de votre propre cheminement, une aide extérieure à votre enfant Il est important de faire accompagner le jeune sur le plan émotionnel mais également sur le plan physique (acupuncture par exemple) pour aider le corps et le cerveau à se libérer des toxines et des habitudes prises. Seulement lorsqu’il est VOLONTAIRE, lorsqu’il est demandeur pour transformer la situation.
ü Ne négligez pas « l’intelligence » de ces « forces de l’Ombre », nos propres blessures, en tant que parents, leur servent également de nid.
ü Faites confiance à l’amour que vous lui avez transmis depuis l’enfance, cette graine là, aucun dealer, aucune drogue ne pourra la détruire, et votre unique objectif ne doit pas être de vous battre contre la drogue, mais « pour » réveiller le potentiel que vous avez semé depuis tant d’années, permettre à cette graine là de germer et de croître.
Il va y avoir chez la personne en addiction une forme de dualité très douloureuse à vivre : une part l’entraîne vers l’ombre mais il y a une lueur au bout du tunnel et il est impossible de l’éteindre, c’est le feu entretenu par l’amour. Il va sentir qu’il lui faut choisir et cela deviendra parfois très difficile mais tant qu’il y a le doute, les « forces de l’ombre » ne peuvent l’emporter dans l’obscurité totale d’un monde sans amour, et l’espoir doit toujours être cultivé.
Lorsqu’il y a eu ce lien d’amour, une part de l’enfant n’arrive pas à se laisser totalement submerger par les forces de l’ombre. Leur âme se souvient qu’ils ont été aimés, qu’ils le sont encore. Comme le dit le moine Tich Nat Than, « l’Amour n’est pas un sentiment, c’est une énergie » alors c’est pour que votre enfant ressente à nouveau cette énergie circuler en lui, en vous et entre vous qu’il faut se « battre » !
Je considère ces difficiles traversées comme autant de possibilités pour faire émerger la Lumière dans nos vies. Pour mettre en évidence la lumière, l’ombre est nécessaire… !!
Les véritables questions que font émerger ces épreuves sont :
« Que veux tu faire de ta vie ? Quel choix fais-tu ? »
Cela amène à traverser la souffrance, à prendre contact avec nos blessures profondes. Nous avons réellement le choix, celui de nous perdre, de nous y vautrer ou celui d’en émerger, plus fort, plus vivant !
Cette épreuve que nous vivons à travers nos enfants est également pour nous adultes ! Ils nous imposent de nous remettre en question dans nos comportements, dans nos relations à nos enfants, à nous, à l’amour, à la vie…
Ceux qui traversent et transforment, en sortent tous grandis, plus fort, aimant la vie, transformant leur relation à l’autre, intégrant la notion d’effort.
Pour apprécier ce qui est simple et bon, pour choisir notre vie, pour grandir avant de mettre en route de nouvelles générations, pour bâtir notre propre paradis, peut-être est il nécessaire pour certains d’expérimenter cet enfer là ?
Message aux jeunes
Toute cette humanité dont vous procédez !
Sentez derrière vous cette longue chaîne d’amants et d’amantes dont vous êtes en cet instant, les seuls maillons visibles !
Ils n’ont pas désespéré du monde et vous en êtes la preuve vivante !
C’est avec cette conscience-là que vous trouverez la force et de le courage de vous élancer.
Le passé n’est pas ce qui nous retient en arrière mais ce qui nous ancre dans la présence et nous insuffle l’élan d’avancer »
Christiane Singer – « N’oublie pas les chevaux écumants du passé »
Très souvent vous exprimez le rejet de la société, du monde que nous vous avons construit, de ce que nous vous faisons vivre : injustice, souffrance, irrespect, destruction, guerres, mort..
Je comprends. Je ne peux plus regarder la télévision tant il y a de négatif, où on me montre un monde pourri, où aujourd’hui encore on meurt de faim, où il y a la guerre, où l’intégrisme et la bêtise progressent et l’argent donne tous les droits.
Je vois et ressens la manipulation à tous les niveaux, je n’ai aucune confiance dans la majorité de ces hommes politiques qui prétendent nous sauver à coup de grands discours. Tout ce qui les intéresse réellement c’est PLUS…toujours plus : plus de voix, de pouvoir, d’argent…Face à cette immensité je me sens misérable, impuissante.
Mais ce n’est pas en me détruisant par « solidarité » que je vais transformer le monde, c’est en me battant chaque jour pour « contaminer »de ma foi, de ma rébellion, pour dire « le monde nous en faisons partie, nous pouvons le changer !
J’y crois de toute mon âme et je mets à son service toutes mes forces »
Trop facile ! « Le monde est pourri, je l’oublie dans l’alcool et la drogue, en m’abîmant par solidarité. »
Foutaises ! Lâcheté ! Utilise ton potentiel ! Ta liberté d’être ! Lève-toi ! sinon tu alimenteras le système sur lequel tu craches !
Qui a intérêt à ce que tu ailles bien ? Tes dealers ? Le système économique, politique, religieux ? Mais dans ce mal-être tu restes inoffensif, tu restes un doux mouton dans ton monde de môme en souffrance !
Quand vas-tu relever la tête et les manches pour le construire ce monde meilleur ? C’est ton rôle pour tes futurs enfants ! »
Trop facile de regarder tout le négatif, sors de la facilité ! Change de regard ! Vois le beau dans tout ce que tu vis pour trouver la force d’aller vers demain, de construire le futur.
Ah bien sûr, il faut du courage ! Il faut se lever le matin, ressentir sa peine, être en contact avec sa réalité, ses émotions, mais vous avez tous cette capacité puisque vous êtes là. Une part de vous sait cela.
Vous n’utilisez pas votre potentiel, votre âme est si belle qu’en faites vous ? Pleurer sur votre sort, sur ce qui vous était soi disant dû et que vous n’obtenez pas spontanément ?
Tous les individus traversent du malheur, de la souffrance, mais ce qui fait la différence ce sont ceux qui répondent à :
« Qu’en as tu tiré comme enseignements, comme forces ? Qu’as tu fait pour que cela ne se reproduise plus ? »
J’ai grandi, j’ai changé mon regard, ma vie,
je suis dans l’action !
Je participe au « monde » !
Je VIS !!
Je suis un lion !

« Nous voulons de la place au soleil ! C’est normal mon garçon, alors fais du soleil au lieu de chercher à faire de la place »
- J Giono
OUF… !!!!
J’ai enfin pu venir à bout de ce chapitre, il m’a demandé des mois de travail, de découragement, d’exaltations, j’ai recommencé et recommencé…
Chaque fois que j’ai voulu abandonner, comme par hasard, un de mes clients, ancien consommateur de drogue, passait me voir et j’avais l’honneur d’être le témoin privilégié de sa transformation.
Ils me redonnaient la foi pour aller de l’avant et trouver les mots à écrire.
Merci à eux pour leur confiance. Ils ont tous fait preuve d’un magnifique courage que j’admire car il en faut vraiment beaucoup pour faire le choix de la liberté, de la confiance en la vie !
Danger ! Il y a plein de nouveaux lions en circulation.
Ils ont découvert qu’ils ne faisaient que dissimuler leur force profonde, leur puissance sous une peau de mouton. Ils se sont réveillés, ils font partie de notre société, tremblez manipulateurs, destructeurs, ils sauront se lever et dire « NON ! STOP ! ».
Ils ne vont plus assister et accepter impuissants à vos désirs de destruction, ils ont traversé trop de dangereuses rivières et ils en ont vu bon nombre d’entre eux rester au milieu du gué ou couler.
Pour tous ceux qui n’ont pas pu traverser comme eux, je vous le garantis, ils resteront debout et bougeront.
Faites confiance à vos enfants, ce que vous avez semé dans leur enfance n’est jamais perdu, il suffit de réveiller ces graines en hibernation….
En fait…il y a une suite…
Je croyais sincèrement que mon « OUF !!! » précédent pouvait clôturer ce difficile thème. Je me trompais…
J’ai fait lire mes propos à différentes personnes pour avoir leurs critiques et éventuellement transformer, éclaircir mes écrits. J’ai notamment souhaité avoir l’avis d’un jeune concerné par l’expérience et l’environnement de la drogue.
Je le remercie sincèrement pour sa lettre, reproduite ci-dessous, qui m’a permis une véritable prise de conscience.
Il s’exprime surtout sur ce qui se passe lorsque l’on souhaite sortir du rang et arrêter de consommer, lorsque l’on s’est rendu compte que c’était nocif.
Réactions de M. à la lecture du chapitre relatif aux « addictions »
« Une chose à ne pas perdre de vue : si tu veux les sauver, propose leur une issue de secours dans le prochain chapitre
Pour l’avoir vécu et pour continuer à le vivre, quand on a arrêté, bien sûr on est plus fort et on va plus vite dans la tête et dans les actions que l’on mène dans la vie, mais comme tu l’as dit, on doit ensuite affronter jour après jour 2 réalités fondamentales
1 – savoir gérer son entourage, ce qui implique d’en laisser dans le trajet ou de les garder mais en sachant dire NON et pas qu’une fois…
2- le fait d’avoir à affronter de front les questions existentielles qui se posent à nous.
Et c’est après le plus dur.
La prise de conscience est un mauvais moment à passer mais je crois que chacun sait qu’il vit dans un nuage, or avec le temps, il en sort de lui-même ou pas.
Mais le plus dur c’est ensuite, là où s’arrête ton récit car la vie c’est jour après jour.
Une phrase qui m’a fait rire, mais tellement réaliste aux yeux d’un drogué :
« sobre, la vie qu’est ce que c’est chiant ! »
Propose une issue de secours possible !
Cas concret sans parler de drogue dure… : Tu fumes après le boulot avec des amis et le week-end en fête avec les mêmes amis ou d’autres mais qui évoluent de façon similaire. Tout ce beau monde a un job, est parfaitement intégré, fait du sport etc… Tu passes de très bonnes soirées et des week-end dont tu parles la semaine car tu te tapes « des barres de rire »
Du jour au lendemain, tu t’arrêtes de fumer, alors les amis ne comprennent pas, de la distance se crée. En plus d’avoir arrêté, ce qui n’est pas toujours évident, tout s’effondre d’un point de vue social.
Il faut une issue de secours et une issue de secours qui prenne du temps pour ne pas perdre pied .Le sport par exemple en ce qui me concerne.
Les questions existentielles doivent être prises en compte après, et je pense qu’elles arrivent après.
D’abord ne pas perdre pied, et se refaire… Il faut trouver une motivation quelle qu’elle soit et comme je l’ai dit plus haut pour que çà passe le temps.
Ma lettre-réponse à M.
Je vais effectivement rajouter un chapitre, peut-être pas celui que tu serais en droit d’attendre en termes de « solutions », mais le résultat de ce que tes écrits m’ont inspirée.
Je me suis interrogée sur le bien fondé de te « proposer une issue de secours… ».
Au début, cela m’a paru totalement incompréhensible, pas un cheveu de ma tête n’aurait pu envisager la proposition d’une « solution » pour meubler la vie en sortant de l’expérience de la drogue.
Alors je te le confirme, après mûre réflexion : Non, je n’ai aucune solution à proposer.
Non par impuissance, incompétence ou autre, mais simplement par une véritable volonté : celle du respect de l’autre, de son destin, de ses choix.
Réalises-tu que si je proposais une « issue de secours » je ne ferais que maintenir la personne dans un fonctionnement dont elle est déjà prisonnière ?
La drogue ou toute autre addiction est un système qui emprisonne.
Votre génération de « jeunes », mais qui pour certains commencent quand même à prendre de la bouteille, a déjà du mal à se libérer du carcan des parents – par confort, obligations ou autres…- et vous êtes en plus prisonniers des « autres », du groupe de copains, de la drogue, du « que pensera-t-on de moi »…
Mon rôle de thérapeute, de femme, de mère, est d’amener l’autre à trouver sa liberté de choix, de pensées, d’expériences, à devenir un bon compagnon pour lui-même…
De l’amener à toucher ses envies, à s’interroger, à semer le doute pour qu’il trouve son chemin, ses valeurs, ce qui est bon pour lui, pour qu’il crée ses propres rêves, acteur de sa destinée et non victime de la société
C’est ma compétence de générer, de libérer de nouveaux espaces dans l’individu pour qu’il puisse y laisser émerger ses rêves. Nous ne pouvons réaliser que ce que nous sommes capables d’imaginer…
Je réalise, grâce à tes commentaires, la chance que ma génération a eue et la difficulté de la vôtre.
J’ai 50 ans et j’ai vu mes parents trimer, économiser, se priver pour nous faire vivre dans la dignité, afin que mes sœurs et moi puissions suivre des études, avoir un métier en tant que femme et donc accéder à une liberté que bien de nos mères et grand-mères n’ont pu connaître.
J’ai toujours eu la conscience et la reconnaissance de ce qu’ils nous apportaient, ne considérant pas cela comme un dû mais comme une opportunité, une chance dont je voyais bon nombre de mes copains d’école dépourvus.
J’ai suivi des études techniques dans un lycée dit « professionnel » et la majorité des élèves étaient issus de milieux pauvres. Nous avions tous une vraie envie de nous en sortir, de réussir, de nous libérer également de nos parents, de partir le plus vite possible de la maison, parfois pour fuir un milieu difficile, mais surtout pour ne plus être à leur charge. L’autonomie était un objectif prioritaire.
Nous connaissions tous le prix de notre « réussite ». Bon nombre de nos parents (nés pendant la guerre) n’avaient pu faire d’études pour cause de contexte social : « on ne pouvait pas se permettre d’aller à l’école, il fallait ramener de l’argent à la maison pour aider à vivre » et ils voulaient que nous, leurs enfants, réussissions, n’ayons pas la même vie qu’eux. Ils souhaitaient que la vie soit plus facile pour nous, comme nous l’avons voulu pour vous. C’était une question d’honneur, de dignité, d’évolution.
Nous avons été élevés dans la conscience que rien n’est dû, dans l’effort, dans « trouve une solution, bouge toi, relève tes manches… », « ne compte pas toujours sur les autres ! »
Oui, c’était dur et même parfois traumatisant, excessif pour certains, mais nous avons appris à nous relever, à ne compter que sur nous, nous avons acquis de belles forces et je suis fière aujourd’hui de ce que j’y ai puisé.
Comme je te l’ai dit, je me suis malgré tout, à un certain moment de ma vie, retrouvée enfermée dans un système. Pas le même que celui que vit ta génération aujourd’hui, mais celui du devoir, de répondre aux attentes des générations précédentes, celui de la réussite sociale, personnelle…enfin, celui du regard des autres.
C’est cette recherche de libération totale qui a guidé mon cheminement, mon questionnement. Cette prise de conscience que malgré une volonté « intellectuelle » de liberté, j’étais devenue prisonnière de « moi-même » : le pire des geôliers...
Mon évasion avait toujours été dans les livres et je ne lisais plus, depuis plusieurs années, mais alors plus rien ! Je ne prenais plus le risque de me perturber, afin de ne pas m’interroger sur mon quotidien, sur le sens que je voulais donner à ma vie, sur ce que j’étais devenue : une sorte de coquille vide.
Extérieurement, selon les critères actuels de la société, j’étais bien intégrée, mais à l’intérieur c’était vide !. Je le savais et j’en avais si peur…
Je ne vivais plus. Mon temps était entièrement « meublé », et un jour de colère, de révolte « y en a marre, je me prends un moment pour moi ! » j’ai enfin ré-ouvert un livre…
Chance ou malchance ? C’était « l’Alchimiste » de Paulo Coehlo.
Un passage m’a alors totalement percutée, c’est celui où le Roi de Salem explique au petit berger ce qu’est la « Légende Personnelle » et qu’il demande au berger :
- Pourquoi gardes-tu des moutons ?
- Parce que j’aime voyager »
Il montra un marchand de pop-corn, avec sa carriole rouge, dans un coin de la place.
- Cet homme aussi a toujours voulu voyager, quand il était enfant. Mais il a préféré acheter une petite carriole pour vendre du pop-corn, amasser de l’argent durant des années. Quand il sera vieux, il ira passer un mois en Afrique. Il n’a jamais compris qu’on a toujours la possibilité de faire ce que l’on rêve.
- Il aurait dû choisir d’être berger, pensa le jeune homme à haute voix.
- Il y a bien pensé, dit le vieillard. Mais les marchands de pop-corn sont de plus grands personnages que les bergers. Les marchands de pop-corn ont un toit à eux, tandis que les bergers dorment à la belle étoile. Les gens préfèrent marier leurs filles à des marchands de pop-corn plutôt qu’à des bergers. Pour finir, ce que les gens pensent des marchands de pop-corn et des bergers devient plus important pour eux que la Légende Personnelle. (…) Les gens apprennent très tôt leur raison de vivre, dit le vieillard avec, dans les yeux, une certaine amertume. C’est peut-être pour cette raison même qu’ils renoncent aussi très tôt. Mais, ainsi va le monde. »
Lorsque j’ai lu ce passage, j’ai pris conscience que j’avais choisi le rôle du « marchand de pop-corn ». L’angoisse totale m’a saisie et ne m’a plus quittée durant des années, jusqu’à ce que je trouve ma « voie ».
J’avais oublié mes rêves, pire même, je n’en avais plus aucun ! J’aurais voulu voyager, vivre une vie joyeuse, riche de rencontres dans le monde entier, me sentir utile…et j’étais cadre dans une grande entreprise, mère débordée et énervée, femme inexistante dans la routine…Triste bilan !
Je n’avais plus aucune envie, le sentiment de subir mon quotidien et surtout le plus terrifiant, de ne rien pouvoir changer, que tout était figé à jamais. Je ne vibrais pas, ne rayonnais pas… Je me suis sentie « vieille », finie…
Et ce que me disait ce fichu bouquin était que j’avais le choix, celui de vivre ma Légende Personnelle ou rester « marchand de pop-corn ».
J’avais le choix ? Je n’avais jamais voulu le reconnaître, je préférai penser que cela ne pouvait être autrement, que je n’avais aucune responsabilité dans tout cela, que c’était mon destin...
J’ai lu et relu ce livre (j’en suis au moins à 25 re-lectures, complétées par « Jonathan Livingstone le Goéland » de Richard Bach qui m’avait achevée…).
Plus je les laissais entrer en moi, plus je ressentais les entraves que je m’étais mises et je suis entrée dans l’horreur de mon quotidien, l’impuissance, la colère contre moi-même. J’ai pris conscience de mon manque de courage, de mes peurs : celles de ne pas y arriver, de manquer, de blesser, d’échouer….
Mais vois-tu, même à ce moment-là, y compris dans des moments de détresse totale, jamais, jamais, je n’aurais accepté que quelqu’un d’extérieur vienne me donner, proposer ou peu importe quoi, la moindre solution, issue de secours. Et j’ai eu la chance que personne ne le fasse car ce que je découvrais m’appartenait, me construisait. Dans mon désarroi, j’ai même rencontré des voyants, des « bons », ceux qui ne peuvent te dire la « vérité » car ils ne la connaissent pas, puisque tu la crées à chaque instant, mais ce que tu as besoin d’entendre pour poursuivre ton chemin. J’ai su qu’il y avait de la lumière au bout du tunnel et cet espoir là m’a menée durant des années et me guide encore !
Les choix à faire, moi seule allait devoir les faire et en assumer les conséquences. Ils m’étaient propres et je ne pouvais déléguer une fois de plus mes décisions.
Personne ne pouvait ressentir à ma place ce que je devais faire ou penser. J’avais laissé tant d’espace aux autres pour me convaincre de ce qui était bon pour moi, et voilà où j’en étais : dans le vide et sans rêves !
Bien entendu, mes choix ont été inspirés par des rencontres mais dans une liberté totale.
Les personnes qui m’ont donné l’envie d’être, ne m’ont jamais dit qui j’étais, où aller et comment le faire, mais ils ont ouvert ces espaces en moi que j’ignorais, où je me suis découverte, acceptée. Ils m’ont simplement donné l’envie (en vie ?) d’être. J’ai utilisé ces nouvelles ressources, ces nouvelles possibilités, j’en ai fait quelque chose, j’ai choisi ma voie en connaissance de cause.
Oui, cela demande du courage car les épreuves sont parfois difficiles à surmonter.
Oui, j’ai perdu beaucoup « d’amis », mais j’ai aussi revu ma définition de ce que représente l’amitié, et les vrais amis sont toujours là ! Et pas des amis « Facebook », ce leurre virtuel et terrible, non les vrais, les rares, ceux qui accompagnent quelque soient les turbulences à traverser.
Oui, j’ai rencontré la solitude et je l’ai apprivoisée !
Oui, j’ai rencontré la peur du lendemain, de l’inconnu et je l’ai surmontée !
Oui, j’ai rencontré le porte-monnaie vide et je m’y suis adaptée !
Oui, j’ai rencontré le désespoir et je l’ai dépassé !
Mais c’est grâce à cette persévérance, à la confiance acquise dans nos propres ressources, dans la prise de conscience de nos forces réelles que va s’exprimer la puissance de notre Légende Personnelle.
Je t’accorde que notre société de consommation fait tout pour faire croire que tout est « dû » sans le moindre effort, sans payer le prix. On a le droit de préférer cette croyance…C’est encore une histoire de choix.
Le Roi de Salem, à qui le jeune berger vient de donner 6 moutons en guise de paiement pour avoir plus d’informations sur son « trésor », lui dit :
« D’une façon générale, cherche à prendre tes décisions toi-même. Le trésor se trouve près des Pyramides, et cela, tu le savais déjà ; mais tu as dû payer le prix de 6 moutons parce que c’est moi qui t’ai aidé à prendre une décision. »
Le jeune homme décida que dorénavant, il prendrait ses décisions lui-même.
Voilà tout ce que m’inspire ce que tu exprimes dans cette phrase : « Si tu veux les sauver, propose leur une issue de secours » parce que je ne VEUX et ne PEUX sauver personne !
C’est le destin et le choix de chacun de se détruire, de ne pas vivre.
Je sais combien il est difficile de se sentir « différent », mais c’est le prix à payer pour trouver et vivre sa Légende Personnelle.
Je me considère comme privilégiée d’avoir choisi d’escalader la face la plus rude de la vie, si tu savais les paysages et toutes les merveilles que j’y découvre … !!!
Pour rien au monde je ne changerai mon destin. Mon unique regret c’est de ne pas avoir entendu plus tôt l’appel de ma Légende. En plus, maintenant que j’ai la chance de découvrir le destin des autres dans mon travail, j’adore le mien ! Tu n’en voudrais pas mais moi je me le garde !
Mon plus grand bonheur, c’est de participer et d’accompagner, comme tant d’autres « passeurs ou éveilleurs de vie », la prise de conscience de ceux qui trouveront le courage de suivre leur voie.
Les tentations de la facilité sont si grandes aujourd’hui, et c’est bien plus difficile pour vous, nos enfants, que pour nous qui avons eu un véritable entraînement dès la plus tendre enfance avec moins de sollicitations et de tentations de tous ces marchands du temple qui vous « gavent » afin de vous amener à être blasé et à toujours vouloir consommer plus.
Je m’étonne toujours de votre manque d’enthousiasme. Mais où est votre capacité d’émerveillement ? Rien ne vous étonne, vous avez tellement « tout ». Quelle tristesse ! Les plis de l’amertume ornent si tôt bien des visages ! Où sont vos sourires ? Quand vos yeux pétillent-ils de joie ?
« sobre, la vie qu’est ce que c’est chiant ! » Cette phrase que tu m’énonces est terrible ! Elle ne me fait vraiment pas rire du tout, cependant elle résume si bien l’état d’esprit et le mode de pensées de bon nombre d’entre vous :
- Pas d’ivresse sans alcool !
- Pas de joie sans artifices !
- Obligé de « meubler » le temps pour ne pas souffrir ? Pour ne pas penser ? Pour s’en sortir ? On ne meuble pas le temps, on le vit !
Donner l’envie de se relever ? Mais rester à terre est un choix ! Y a aucune promesse de récompense si on se relève, il n’y aura que ce que l’on se sera accordé : « Je me détruis ! Donne-moi l’envie de ne plus le faire ? » JAMAIS ! Trouve là toi-même !
Si tu ne peux te décider à te relever seul, c’est que tu as besoin d’aller encore plus loin dans la souffrance. Cela signifie en clair que tu n’as pas assez souffert pour vraiment vouloir autre chose ! Alors restes-y jusqu’à ce que bon te semble, puisque tu en es l’instigateur ! Attention, certains s’y perdent à jamais…pense aux vers à soie…
La seule vraie et unique motivation qui a une puissance énergétique et à laquelle l’Univers répond c’est à « Qu’est ce que je veux, pour MOI, pour MA VIE ! »
On a besoin de vrais lions, pas de moutons qui veulent se faire croire qu’ils appartiennent à la famille des lions pour bénéficier de tous les avantages de cette race, sans payer de leur personne.
Pas de masturbation intellectuelle : du vrai, du pur, du simple, du libre dans les actes, dans les paroles.
Ça se mérite ! Tout le monde peut accéder à cette famille, la porte en est disponible à tous, mais pas ouverte aux quatre vents. Seules la sincérité, la motivation, la conviction, l’enthousiasme, la joie en sont les clefs. Avant d’en fournir le code d’entrée, l’Univers se charge à travers la vie de vérifier si toutes les étapes sont bien franchies avec humilité, simplicité et profonde foi, pas la religieuse, la foi en TOI, en tes capacités, en ta légende.
Et tout devient limpide, évident, fluide…Tu entres dans le partage pour en faire profiter les autres, pour contaminer à ton tour et là ; oui vraiment seulement là, tu commences à exister, à te sentir vivant, à faire partie du Grand-Tout, de l’Univers.
Chaque cellule de ton corps vibre au rythme des battements du cœur de la terre, de l’océan, des montagnes, de la flore, de la faune. Toi qui recherchait un « groupe » auquel t’identifier, tu es tout cela à la fois. Tu deviens universel, tu es l’une de ces gouttes d’eau qui alimentent les océans.
Les touristes de l’ésotérisme n’ont pas leur billet validé parce qu’ils pensent, lisent, parlent. Seuls les actes font loi..
Je n’ai pas de solution universelle, j’ai trouvé MA solution et je l’ai mise en œuvre. J’en ai montré le chemin à mes fils et à tant d’autres, afin qu’ils aient le choix.
La décision leur appartient, ils ont leur destin, ils font leur propre chemin, différent du mien, mais nous allons dans le même sens, celui de la joie sans artifice, l’ivresse sans alcool et l’émerveillement permanent dans la simplicité du quotidien !
Et lorsque la vie me présente des passages plus difficiles, j’ai la conviction profonde que je vais les traverser et en sortir plus riche de leur expérience et grandie d’avoir été capable de les dépasser.
Je les accepte, parfois après une phase de révolte, de colère, d’abattement, de pleurs, mais je ne cherche pas à les éviter, à ne pas les ressentir. Je les regarde toujours en face et tente d’en comprendre le sens, quelle force en tirer, tout cela le plus vite possible pour en sortir. J’ai bien intégré que rester dans la souffrance n’est pas nécessaire pour avancer, il me suffit de traverser sans rester bloquée au milieu du tunnel...
Merci de m'avoir fait prendre conscience de tout cela .

Photos : Nick Brandt