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En cours de MàJ

Les acteurs du "Faire grandir"...

 

1er concernés - Les parents ...                    

Bien entendu, au cours de la vie de l'enfant, il y aura plusieurs "intervenants" : grand parents, nounou, crèche, instituteurs, entraîneurs, amis... 

1 - A chacun son rôle ...        

 

Il est du devoir des parents d'éduquer leurs enfants, de leur transmettre les valeurs de base qui sont les fondations du "bien grandir et du bien vivre ensemble".

 Le rôle des enseignants est de contribuer à l'éducation des enfants en les instruisant, bien entendu en leur transmettant des valeurs complémentaires à celles des parents.

 2 - Du rêve à la réalité...

 

Motifs des consultations : pleurs des bébés, terreurs nocturnes, colères, difficultés d'adaptations, d'apprentissages, tristesse, problèmes de comportements, énurésie   ... cette liste n'est pas exhaustive

Mes 1ères questions lorsque vous prenez RV  : Quel âge a votre enfant ? Que lui arrive-t-il ?
Pourquoi ?  Tout simplement pour être réellement efficace ! 

S'il s'agit d'un bébé ou petit enfant (jusqu'à la fin de l'école maternelle) en général, je n'ai pas besoin de voir votre enfant. Si la maman va mieux, l'enfant va mieux...
S'il y a des problèmes de comportement, de réaction à l'autorité, il peut être nécessaire de rencontrer également le papa.

S'il s'agit de 
difficultés scolaires + du mal-être - manque de confiance, refus d'aller à l'école, difficultés dans la famille (décès, divorce, accidents...) -  c'est également à la maman que je demande de faire une séance en priorité.
Je recevrai ensuite l'enfant qui p
eut avoir vécu des chocs émotionnels qu'il n'aura pas pu "intégrer" - mauvais traitement à l'école, divorce, sentiment d'échec, difficultés scolaires... et qui aura besoin d'une action adaptée à son vécu.
Je recevrai donc avec plaisir l'enfant lorsque la maman aura "travaillé" sa propre part. Vous comprendrez pourquoi en lisant la suite

Nota
: je ne dis pas que tous les problèmes viennent de la maman... mais l'enfant est tellement "branché" sur elle jusqu'au environ de 7/8 ans, dans cet état "hypnotique" où il ressent tout, que tenter  de le "libérer" alors que sa maman continuera à émettre de la souffrance, de l'angoisse ou autre, serait inefficace.
  Donc, en transformant ce que "dégage, émet" la maman, une bonne partie du chemin est faite... 

ça ne veut pas dire que le papa n'a rien à faire... Dans la suite, je parle des papa qui ont dû "assurer" pour leur nouveau-né, ils peuvent aussi avoir intégré des traumatismes avec pour résultats de l'angoisse permanente pour le petit...mais aussi pour se positionner dans l'autorité... Oups ! Eh oui ... parfois y a du boulot là aussi...Wink

Alors pour comprendre tout cela... 

 2.1 - La grossesse... 

 

Le petit, dans le ventre de sa mère, est supposé ne connaître que l'amour, celui qui a permis sa venue dans ce monde.

Lorsque la maman va rencontrer des émotions négatives : grande fatigue, peurs, angoisses, doutes; soucis... elle va ressentir un manque d'harmonie, d'équilibre.

Le petit être, dans sa bulle, coupé de la réalité extérieure, va décoder ces sensations perturbantes comme un manque d'amour.
Alors qu'il n'est encore qu'un foetus en croissance, cette "insécurité" peut générer un état de vulnérabilité qu'il manifestera lorsqu'il sera venu au monde.

D'où l'importance et l'impact du vécu de la future maman sur l'enfant. En fonction de ce qu'elle a ressenti durant la grossesse mais également lors de précédentes grossesses - Ex : fausse couche/avortement/perte d'un enfant..., environnement difficile, événements douloureux, désir d'avortement, grossesse non désirée, annonce erronée d'un risques de handicap, stress de l'amiosynthèse et des choix à faire en fonction de ses résultats...

Tout cela étant mémorisé dans le corps maternel, elle émet, bien involontairement des "informations" traumatisantes pour l'enfant  qui est en contact avec ces émotions difficiles, angoissantes et puissamment actives. 

2.2 - L'arrivée de Bébé... 

 

Vous aurez compris que le "vécu" de la maman est important à tous les stades de la croissance de l'enfant, celui-ci est totalement "connecté" à sa mère jusqu'aux environs de 7/8 ans... Son cerveau est sur la fréquence des ondes Thêta, cette fréquence est celle de l'état hypnotique, il intègre tout ce qu'il ressent..

La naissance joue un rôle primordial dans la relation qui est en train de se mettre en place entre l'enfant et sa maman.

Cet heureux événement peut être assombri par un accouchement plus difficile que prévu : risques pour le foetus (souffrance foetale, forceps, cordon autour du cou, réanimation...) mais également pour la maman..

N'oublions pas le papa... qui assiste impuissant à des événements difficiles (tant pour sa femme que pour son enfant) et qui, très souvent sera celui qui prendra en charge le petit prématuré ou nécessitant des soins urgents. Avec tout ce que cela engendre d'impuissance et de médicalisation souvent impressionnante sur un petit être si fragile qui subit tant de choses à peine arrivé.

 ParfoisLa maman ne peut pas "assurer" dans ces douloureux moments, étant elle-même "hors-service", séparée de son enfant (césarienne, enfant transféré dans un autre établissement plus équipé..) ce qu'elle peut vivre avec une grande culpabilité qui s'additionnera au traumatisme de l'accouchement et aux sentiments d'angoisses pour le nouveau-né... 

Pour l'enfant :  c'est le premier acte concret dans le nouveau monde que va vivre ce nouvel arrivant. L'événement et tout son déroulement, sont dorénavant inscrit dans le petit cerveau, il devient le "programme" de référence enregistré pour le "passage à l'acte" et cela peut conditionner sa vie...

Ex : un nouveau-né mis en couveuse peut avoir un sentiment d'abandon de la part de sa maman et va se retrouver dans des angoisses de séparation terribles avec des "agressions" physiques douloureuses (sondes, injections, prélèvements sanguins...), cela pourra par la suite engendrer des difficultés, même relationnelles, pour ce petit être (Ne pas généraliser ... je ne dis pas que TOUS les enfants mis en couveuse peuvent présenter ces symptômes, mais cela est assez fréquent).

Il faut reconnaître qu'il y a  une nette prise de conscience dans l'accompagnement à la naissance, tant pour les parents que pour l'enfant, selon les établissements, les médecins, les services... mais il y a encore beaucoup à faire, car des paroles "maladroites et malheureuses", dans le milieu médical, peuvent faire de gros ravages sur de jeunes parents fragilisés par ce que vit leur enfant.

Mise en garde... L’excès dans le " Tout Naturel" cause également quelques traumatismes : les jeunes parents sont préparés avec enthousiasme à une approche non "médicalisée" pour un meilleur accueil de l'enfant, pour un vécu authentique de la naissance... C'est vraiment une belle chose... lorsque tout se passe bien... 
Cependant, ces jeunes parents ne sont absolument pas préparés à ce que le "plan tout au naturel" envisagé avec conviction et détermination,  soit contrarié par un imprévu qui impose une intervention du corps médical "traditionnel" dans leur intérêt et celui du bébé.
Au traumatisme de la naissance difficile, s'ajoute un sentiment de culpabilité, d'échec personnel de n'avoir pas pu faire vivre cette naissance dans les conditions idéales rêvées. A ne pas négliger... Le juste milieu est une bonne chose...

2.3 - La "congruence"... 

 
Être "congruent"... c'est quoi ? 

C’est montrer un alignement cohérent entre ce que nous ressentons, donc émettons, et les actions que nous menons, les idées que nous avons et les paroles que nous formulons.

Pour communiquer, nous utilisons bien plus que des mots - le langage verbal représente au maximum 20%  de l'interaction -.  car notre corps "parle" bien plus puissamment en émettant des signaux en fonction de ce que nous ressentons . Ce "langage corporel" représente minimum 80% de notre interaction !

En résumé : Nous sommes ce que nous "émettons" et pas forcément ce que nous disons ... Il peut donc y avoir de belles "incohérences" dans notre communication avec l'enfant.

 Nous avons vu précédemment que lorsque la maman vit des difficultés, des peurs...Ces émotions peuvent être engrammées dans son corps, car non "digérées". Conséquences, le maman les "dégage", les "émet" et l'enfant capte ses angoisses qui engendrent un sentiment d'insécurité terrible car il en ignore l'origine.

Le langage verbal représente donc 10% à 20%  de la communication, le langage corporel : le reste... !

Si les mots ne sont pas en cohérence avec ce qui est "dégagé", cela créé une situation anxiogène très puissante pour l'enfant.

Ex : Un bébé de 6 mois hurlait dès qu'on voulait la coucher dans son berceau.
Alors qu'elle avait 1 mois, sa maman l'a couchée et le bébé a commencé à s'étouffer en régurgitant, la petite fille est devenue toute bleue.
La jeune maman a cru que l'enfant était en train de mourir. Désemparée, elle a
complètement paniqué ce qui est humain, et dans son cerveau, elle était restée sur le traumatisme où elle avait cru que sa petite était morte étouffée, toute bleue.
L'enfant a été sauvée par le geste d'une tante mais , inconsciemment, la maman était terrorisée chaque fois qu'elle couchait la petite, le souvenir de cet accident étant présent en elle. La petite hurlait de terreur dès que sa mère voulait la coucher.
Libérée de sa peur par un travail sur les traumatismes, la maman a ensuite pu parler à son bébé, lui expliquant qu'effectivement, elle avait eu très peur qu'elle meure mais qu'elle était bien vivante, qu'il n'y avait plus de danger et que maintenant tout allait bien. Ses paroles étant en cohérences avec ses émotions, même un petit bébé va les percevoir. Le soir même, l'enfant s'endormait paisiblement après un coucher en toute sérénité...

Tout n'est que ressenti , ce que vous émettez est plus puissant et plus authentique que ce que vous dites et l'enfant absorbe les messages de votre langage corporel, d'où l'importance de la congruence, de la cohérence.

Alors... 

Lorsque vous lui dites NON ! et qu'à l'intérieur de vous le message est "Oh la la... pourvu que je ne le traumatise pas comme l'ont fait mes parents pour moi.."

votre enfant n'entendra pas le "NON !"mais la puissance de ce que vous émettez : votre culpabilité et votre doute d'être un "bon parent"...  Vous lui offrez ainsi avec une immense autoroute où il va chercher les limites...

Pour être clair, les parents doivent 'travailler" sur eux et digérer leurs propres blessures afin d'être cohérents, donc sécurisants face à leurs enfants...  

Pourquoi "faire un travail sur soi" ?  

Pour digérer nos blessures d'enfance, de vie et devenir un "parent libéré" afin d'être cohérent, donc sécurisant dans l'accompagnement de nos enfants... L'amour est une belle chose, avoir tout lu, tout vu dans les reportages, dans les théories... mais ce n'est pas suffisant si sa circulation est perturbée par notre vécu, notre conditionnements, nos croyances négatives inconscientes car...

 

Nous sommes ce que nous émettons...
 Et les enfants ne s'y trompent pas, quand ils rencontrent une personne sécurisante pour eux, ils savent l'accueillir et aiment sa présence, parfois au grand dam et à l'incompréhension de parents de bonne volonté qui tentent de donner le meilleur...